Oui, décidément, comme je l'ai dit ici il y a peu, il n'y a vraiment plus rien à attendre de ce pouvoir socialiste, du moins de bon, car le pire est toujours possible.

Et le pire (pour l'instant), c’est la poursuite de la fuite en avant libérale avec toujours plus de ponctions sur ce qui constitue encore (mais pour combien de temps ?) le socle de notre pays, notamment en termes de solidarités entre les territoires et entre les citoyens.

Car tout part à vau-l'eau entre les mains du PS : services publics à l’encan, communes étranglées, protection sociale en berne, droit du travail détricoté, et, maintenant, remise en cause des allocations familiales, pour ne prendre que les plus scandaleuses dérives du couple Hollande/Valls. En fait de couple, celui-ci n’a plus rien à envier à celui qui a sévi entre 2007 & 2012, Sarko/Fillon qui se rêvent tous deux de revenir en 2017 !

Droite-Gauche_1.jpg Comme Sarko, Hollande propose désormais les mêmes plats, avec les mêmes recettes et le même service :

  • pour les recettes, les ingrédients ne sont plus que dérégulation, prime au privé, chasse aux services publics …et aux chômeurs !
  • quant au service, il est express et musclé : fait du prince et passage en force !

Depuis le remaniement (« Valls 2, le retour »), Hollande & Valls durcissent le ton : le premier serine qu’ il n’y a pas d’« échappatoire » autre que ses choix d’austérité ; quant au second, il reprend, triste mais révélatrice référence, l’antienne de Maggie Tchatcher, le fameux « TINA », « Il n’y a pas d’autre alternative » !

Hollande persiste et signe en faisant dans les valeurs olympiques du baron de Coubertin : poursuivre « plus vite, plus loin » cette fuite en avant, ….et plus fort aussi surtout pour ceux qui créent les richesses de leurs mains et de leur tête quand il sait être clément avec « ceux qui s’enrichissent en dormant » selon l’expression de Mitterrand !

Car pour lui, capitaine du vaisseau France qui prend l’eau, il faut maintenir le cap » du « pacte de responsabilité », bras tendu au patronat et bras d’honneur aux salariés.

Mais là où Sarko assumait pleinement son credo libéral, avec un affichage extérieur tapageur (le « bling-bling ») en entretenant des relations de copinage, style « Mes copains d’avant », avec les grands patrons, Hollande, lui, fait dans l’efficacité discrète.

Ce fut d’abord la révélation de son équipe de conseillers comme candidat en 2012 qui, hormis la garde rapprochée des intimes du PS, ne comptait guère que des économistes libéraux et des hauts cadres de la finance.



DANS LES PAS DU PATRONAT

Ce fut vite aussi, une fois élu, la course à l’échalote de celui qui irait le plus vite …. derrière le patronat et l’on vit l’inauguration des visites de courtoisie des ministres dans les antres du patronat, ce dont même les gouvernements de Droite s’étaient abstenus jusque-là : discours de Valls à l’Université d’été du MEDEF après Ayrault dès l’été 2012 ; Moscovici puis Valls au Cercle de l’Industrie, ……

Alignement aussi affligeant qu’assumé de la gestion loyale du capitalisme, comme naguère le fit leur copain Schröder en Allemagne avec les tristement célèbres « Lois Hartz » qui ont remis en cause le contrat de travail (les « jobs à 1€ de l’heure »), l’indemnisation du chômage & les retraites !

Aujourd’hui, Valls affirme « J’aime l’entreprise » , cri du cœur d’un converti aux valeurs & à la stratégie patronales ! Sans parler de son nouveau Ministre des Finances, le protégé de Hollande, arrivant de chez Rothschild ! Macron.1.jpg

Aujourd’hui, son gouvernement applique une politique, aux plans économique & social, depuis le « Pacte de compétitivité » de l’automne 2012 (rapport Gallois) au « Pacte de responsabilité », en passant par le CICE et l’ANI, qui est dictée par le MEDEF & ses succédanés patronaux.

De Pierre Gattaz à Stanislas de Bentzmann, Président de “Croissance Plus”, des dirigeants des entreprises de papa aux “pigeons” des start-up high-tech, on entend la même litanie patronale, les mêmes propositions répétées à l'envi, jusqu'à nous en donner la nausée : continuer la baisse des dépenses publiques, remettre en cause le CDI, supprimer les seuils sociaux, abaisser le coût du travail, …….

Ces mêmes arguments se retrouvent désormais dans la bouche des ministres socialistes !

Moi, avec mon Parti, j'ai des solutions dont il n'est pas besoin d'aller chercher bien loin, mais que le bon sens devrait imposer à tout dirigeant politique responsable :

  • lutter contre la fraude & l'évasion fiscales (rappel : par an, 60 milliards au minimum ne rentrent pas dans les caisses de l'Etat !)
  • conditionner les aides publiques aux entreprises à un réel engagement en termes de création d'emplois et d'investissement (CICE = 20 milliards par an)
  • supprimer les exonérations & autres abattements de cotisations patronales qui tirent les salaires vers le bas et ne rentrent pas dans les caisses de la Sécu dont son trou : là aussi, entre 50 & 60 milliards par an pourraient être récupérés)
  • remettre en cause la fiscalité laxiste en faveur des entreprises qui permet aux grands groupes de payer moins d'impôt, en % de leur bénéfice, que les PME/PMI (rappel : pendant des années, Total n'a pas payé un seul centime en France malgré un profit annuel entre 10 & 12 milliards !)

Il faut l'avouer : Valls avait raison, il faut que le PS change de nom !