« HAPPY BIRTHDAY, MISTER PRESIDENT » !

Il y a 3 ans jours pour jours, c'était le fameux meeting du Bourget resté célèbre pour la saillie hollandaise : « Mon ennemi, c’est la Finance » ! Aujourd'hui, il en est devenu le complice (et c'est même la presse de Droite qui le dit !)

Quelle ironie de voir aujourd'hui les rênes de Bercy tenues par le sieur Macron, lui qui fut porté sur les fonds baptismaux par ... la Finance, lui l'ancien fondé de pouvoir de la Banque Rothschild !

Malgré sa tête de premier de la classe, Macron est quand même moins sexy que Marilyn ! Et s’il présente bien des attraits, c’est pour le MEDEF qu’il les dévoile : dérégulation de l’économie, défiscalisation des stocks-options & des distributions gratuites d’actions, détricotage du Code du Travail, … pour le plus grand plaisir (oh OUI !) de Gattaz.

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Notre (nouvelle) troïka nationale, j'ai nommé Hollande-Valls-Macron, entend imposer un nouveau train d'économies des dépenses publiques : après 15 milliards en 2014, voici 21 milliards en 2015 et, en ajoutant 2016 & 2017, on arrive, en cumulé, à ........160 milliards !!

Bon, d’accord, mais alors, pour être cohérent, augmentez les recettes Messieurs ! Et nos déficits publics seront d’autant plus vite résorbés !

Le problème, c'est que, dans le même temps, le patronat, lui, se voit profiter de 60 milliards : 40 au titre du Pacte de (l'ir)responsabilité et 20 pour le CICE. Sans compter les dizaines d’autres milliards qui ne rentrent pas dans les caisses de l’Etat et de la Sécu en raison :

-des exonérations fiscales et sociales dont bénéficient les entreprises depuis 10 ans

-de l’absence de véritable volonté de s’en prendre à la fraude fiscale et à l’évasion vers les paradis fiscaux (estimées à quelques 60 milliards par an !)

C’est le tonneau des Danaïdes inversé : rien de sert de colmater les trous au fonds du tonneau si les liquidités qu’on y verse diminuent, car, ainsi, le tonneau ne sera jamais rempli !



QUELLE AMBITION !

Cet été, avions-nous les Jeux Olympiques à Paris avant de les accueillir (peut-être) en 2024 ? Que nenni mais alors pourquoi le Président a-t-il usé de la métaphore « Plus vite, plus loin » ? Ah oui, c’était pour parler de la poursuite de la politique actuelle qui nous envoie dans le mur …. Il s’est soudain souvenu de la devise du baron de Coubertin !

Il y a deux ans, début 2013, il nous annonçait « l’infléchissement de la courbe du chômage ». pour la fin de l’année : en ce début 2015, le nombre de chômeurs (officiel) de « catégorie A » s’élève à 3,5 millions, celui des trois principales catégories (A, B & C) à 5,5 millions demandeurs d'emploi ! Si l’on ajoute les deux ou trois autres catégories, certes moins importantes, et heureusement, l’on arrive à un total de quelques 6 millions !!!

Il y a quelques mois, à la mi-2014, il nous prédisait : « Le retournement économique arrive ». En ce début 2015, c’est évident le printemps est là : 11 millions de « mal-logés » et 8 millions de personnes en situation de « précarité énergétique » ! Bravo & Merci qui ?

Tiens, une dernière pour la route : Macron, dans sa loi, n’en finit plus de faire plaisir au patronat & aux plus aisés ! Bien planqué dans un recoin d’un article technocratiquement rédigé, il envisage d’établir un abattement (50 % quand même !) sur les revenus des actions distribuées gratuitement par les entreprises à leurs cadres dirigeants. Pressé de s’expliquer par des députés … socialistes, le ministre a été obligé de reconnaître que ce « cadeau » (ah oui, c’est vrai, il ne faut plus utiliser ce terme puisqu’il est faux selon Valls) coûtera aux caisses de l’Etat ….200 millions par an ! CQFD.

Pour reprendre ses propres expressions mais en les mettant dans la bouche de ceux qui, comme moi, veulent une autre politique, et comme viennent de le dire les Grecs à l’égard de la clique au pouvoir depuis trente-quatre ans : « Le retournement » en économie, certes, est peut-être pour bientôt, mais en politique, celui de veste, François Hollande l’a initié il y a quelque temps déjà, mais surtout depuis un certain mois de mai 2012 !

Quant à la phrase de Pierre de Coubertin, si nous lui disions, à « Moi, Président … », que cela nous ferait du bien s’il décidait de partir de l’Elysée « Plus vite, plus loin », voire même « Plus tôt » !?