I-EN ISRAËL : CONTRE L’AGRESSION….PALESTINIENNE ?!

Selon Netanyahou, il ne s’agit que d’une juste mesure administrative israélienne de représailles (comme, pour nous, les « opérations de police » en Algérie dans les années 1950 !) : ce n’est pas une agression/invasion que de rentrer avec des chars à Gaza, puisque Israël est déjà ‘chez lui’ en Palestine : c’est le dernier Etat colonial au monde !

Et Hollande de défendre une opération militaire que l’on ne peut même plus appeler un conflit (le fameux « conflit israélo-palestinien ») mais qui est constitutive, selon le Droit international, de « crimes de guerre » ! Si prompts à user de ce terme quand il s’agit d’autres coins du monde, politiciens de Droite & du PS plaident en faveur du droit « légitime » d’Israël de se défendre !

Mais comment renvoyer dos-à-dos, d’un côté la population palestinienne désarmée (le Hamas est loin de disposer d’un armement digne de ce nom), et, de l’autre, un Etat qui dispose des armes dernier cri (drones) ?

Comment parler d’agression palestinienne quand cela fait 66 ans (printemps 1948) que les Palestiniens ont été chassés de leurs terres par les milices juives et que l’armée israélienne tient sous sa coupe tout un peuple ?

lire ici l'article de Patrick Le Hyaric



II-EN FRANCE : CONTRE UN ETAT PALESTINIEN !

Cela fait 21 ans (1993) que les Accords d’Oslo ont été signés, entérinant sinon la création d’un véritable Etat palestinien, du moins la reconnaissance par Israël d’une entité palestinienne dirigée par une « Autorité » ayant compétence sur un « territoire » : la Cisjordanie & Gaza. Mais la mort de Rabin a clos les prémisses d’un début d’esquisse de solution.

Et là, il vient de se trouver, en plein tapis de bombes sur Gaza, 110 parlementaires français pour publier une lettre ouverte demandant de ne pas reconnaître l’Etat palestinien ! Comment des dirigeants politiques responsables peuvent-ils perpétrer, par écrit, un tel déni de justice ?

Alors, à ces parlementaires, maires de communes à forte communauté juive, je leur dirais simplement, alors que l’on fête le 70ème anniversaire de la libération de la France: « Vous n’avez pas retenu les leçons de l’Histoire ! » ; à ces députés & sénateurs de confession juive, alors qu’en cet été 1944, l’on ne connaissait pas encore l’ampleur de la Shoah, je demanderais : « Avez-vous oublié votre propre histoire ? »

L’on ne peut plus se taire désormais & il n’est pas inopportun de mettre en exergue cet état de fait : les victimes d’hier (les Juifs qui ont échappé ou survécu à l’Holocauste) & leurs descendants sont devenus les bourreaux d’aujourd’hui ! « N’avez-vous donc rien compris ? »



III- EN PALESTINE : POUVOIR (SUR)VIVRE !

Cet Etat palestinien, que nos « 110 », n’appellent pas de leurs vœux, de toute façon, est un Etat introuvable :

  • un « territoire » palestinien qui s’est réduit, en superficie, comme une peau de chagrin, mité par les colonies israéliennes
  • un « territoire » sans aucune continuité géographique, puisque Gaza est séparé de la Cisjordanie, et puisque cette dernière est découpée, comme un gruyère mais où il y a plus de trous que de gruyère, par les colonies et les portions du « Mur » (« de la honte », comme on disait de celui de Berlin)
  • un « territoire » sur lequel les responsables palestiniens n’ont guère « Autorité » puisque sa plus grande partie relève de l’administration policière voire militaire d’Israël

Pour l’heure, ce n’est sans pas d’un Etat dont ont besoin les Gazaouïs, mais bel & bien d’être secourus, car, sous les bombes, tout manque : eau, électricité, nourriture, médicaments, … et même des abris !

D’où notre proposition d’envoyer une force militaire internationale sous mandat de l’ONU, afin, entre autres urgences, de mettre fin au blocus israélien qui empêche tout accès à … « l’Etat palestinien » et interdit même aux journalistes & aux associations humanitaires de pénétrer sur le territoire de …« l’Etat palestinien » !

Finalement, nos 110 parlementaires qui se sont rangés du côté de l’agresseur n’ont pas trop de mouron à se faire : l’Etat palestinien, ce n’est pas pour demain ! C’est pour cela qu’il est d’autant plus impératif de venir au secours de Gaza !